Suivi des Agendas – politiques nationales

Introduction
Travaux réalisés
Travaux en cours
Documents et liens utiles
Introduction

En 2015, les Objectifs de développement durable (ODD) et l’Agenda 2063 de l’Union africaine constituent un ensemble d’objectifs adoptés, respectivement par les 193 pays membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) et par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine.

17 ODD ont été fixés à l’horizon 2030 pour assurer la paix et la prospérité pour les peuples et la planète. L'Agenda 2063 est décliné en des plans décennaux dont le premier plan couvre la période 2013-2023. Ces deux agendas présentent une convergence importante, en particulier au niveau des objectifs car ils se sont inspirés de la position commune de l’Afrique sur le Programme de développement pour l’après-2015.

Au niveau des objectifs et cibles, le premier plan décennal de mise en œuvre de l’Agenda 2063 et les ODD présentent une convergence qui est toutefois légèrement plus faible au niveau des indicateurs de suivi de chacun des agendas.

Des indicateurs ont été identifiés pour le suivi de ces agendas et couvrent plusieurs domaines statistiques. Ces deux agendas constituent donc un défi en matière de production statistique pour les systèmes statistiques nationaux (SSN) des pays africains du point de vue de la quantité et de la complexité des indicateurs à suivre.

Les Agendas 2030 et 2063 sont une thématique transversale et toute l’activité d’AFRISTAT contribue à la mesure des progrès réalisés par les pays dans les différents domaines.

Un cadre de suivi-évaluation a été mis en place pour l’agenda 2030 et l’agenda 2063 et le suivi et évaluation nécessite un nombre sans précédent de données à recueillir et donc d’importants efforts à fournir par les SSN. C’est pourquoi, AFRISTAT a élargi son domaine d’intervention à l’appui aux pays pour le suivi des ODD et de l’agenda 2063.

Dans chaque pays, le suivi des politiques nationales de développement et des politiques sectorielles nécessite la définition d’indicateurs et la mise en place d’un dispositif de collecte des données pour en assurer le suivi et l’évaluation. Le processus de choix des indicateurs, dans la plupart des cas, ne s’accompagne pas d’une phase de cartographie des indicateurs et de mise en place d’un système permettant la collecte des informations, la compilation et le calcul des indicateurs.

L’accompagnement d’AFRISTAT, qui est habilité à réaliser des compilations de données statistiques ainsi que des analyses économiques et sociales sur les Etats membres, est donc une opportunité pour les Etats de renforcer leurs capacités et de faire face à cet important défi de suivi-évaluation des deux agendas et des politiques nationales de développement, y compris au niveau sectoriel.

Travaux réalisés

AFRISTAT, depuis l’adoption des différents agendas, a réalisé des activités d’appui dans les Etats membres et de réflexion pour un meilleur suivi des indicateurs des politiques nationales, régionales et internationales.

Appui au suivi des Documents de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) et des indicateurs des Objectifs du millénaire de développement

Durant les années 2004 à 2007, AFRISTAT a apporté un appui aux Etats membre pour le suivi des politiques nationales de développement et des indicateurs des OMD.

Les principales activités réalisées ont été : (i) un état des lieux sur l’architecture des systèmes d’information des stratégies de réduction de la pauvreté ; (ii) l’élaboration d’un cadre de référence et du support méthodologique minimum commun pour l’architecture des systèmes d’information pour le suivi des DSRP et des OMD (CRESMIC) ; (iii) l’organisation d’ateliers nationaux de présentation du CRESMIC ; (iv) un appui technique pour la mise en œuvre dans la quasi-totalité des Etats membres.

Enquête sur les dispositifs institutionnels et organisationnels pour le suivi des ODD

AFRISTAT a réalisé en 2018 une enquête sur les dispositifs institutionnels et organisationnels pour le suivi des ODD dans ses Etats membres. Cette enquête a permis de mieux connaitre les spécificités de chaque Etat membre dans ce domaine et de planifier des interventions adaptées aux différents contextes.

Mise en œuvre du Projet d’appui au Suivi des objectifs de développement durable en Afrique (SODDA)

Dans le cadre du Projet SODDA, financé par la France, un groupe technique de travail a été mis en place réunissant six pays pilotes (Bénin, Burundi, Cameroun, Mali, Tchad et Togo), quatre écoles de statistique africaines et de recherches démographiques, l’INSEE, Expertise France et AFRISTAT. Ce groupe de travail a été un cadre de réflexions sur les actions à mettre en œuvre pour un meilleur suivi des ODD mais aussi un cadre d’échanges d’expériences et de bonnes pratiques pour aider les pays les moins avancés à tirer des enseignements de ce que les autres ont fait dans ce domaine.

Le Projet SODDA a aussi accompagné les écoles de statistique africaines et de recherches démographiques dans la formation des statisticiens et démographes sur la thématique des ODD. Cette activité visait à informer et à accompagner la formation des élèves de ces établissements au suivi évaluation des ODD. Outre les étudiants, cette activité de sensibilisation a été aussi ouverte aux responsables d’institutions publiques, à la société civile ainsi qu’aux partenaires au développement.

Le Projet SODDA a enfin accompagné les Instituts nationaux de la statistique du Burundi, du Mali et du Tchad à élaborer des brochures d’information sur les ODD.

Evaluation des indicateurs ODD relatifs à la prévalence de la sous-alimentation (2.1.1.) et à l’indice des pertes alimentaires (12.3.1)

AFRISTAT a accompagné le Bénin, le Mali et la Guinée pour le calcul des indicateurs 2.1.1 et 12.3.1 des ODD et l’élaboration de bilans alimentaires. L’appui a été apporté aux trois pays pour la production des rapports d’analyse sur les bilans alimentaires et le calcul des deux indicateurs ODD relatifs à la prévalence de la sous-alimentation et à l’indice des pertes alimentaires.

Appui à Djibouti pour la priorisation des cibles ODD et la cartographie des indicateurs

En 2021, AFRISTAT a accompagné la Direction de l’économie et du plan du Ministère de l’économie et des finances chargé de l’Industrie avec le financement du PNUD Djibouti, dans le cadre du suivi et évaluation des ODD à Djibouti. Cet appui a permis l’évaluation des capacités de suivi des ODD et l’identification des cibles et indicateurs pertinents, en lien avec la politique nationale de développement Après une analyse du cadre institutionnel actuel de suivi des ODD, du Système statistique national et des capacités statistiques nationales, le processus de priorisation à Djibouti a permis d’identifier des cibles prioritaires et des indicateurs pour le suivi et évaluation des ODD. Pour chaque indicateur priorisé, l’étude a fait une analyse de la disponibilité des indicateurs, des sources de données pour le suivi, des valeurs de référence et de la possibilité de traitement des bases de données pour le calcul des indicateurs non disponibles.

Appui au Burundi pour la réalisation de la cartographie des indicateurs ODD

En 2017, AFRISTAT a accompagné l’Institut de statistique et d’études économiques du Burundi (ISTEEBU), avec le financement du PNUD Burundi pour la réalisation d’une cartographie des statistiques existantes pour les indicateurs des ODD et les besoins en données statistiques pour le suivi et évaluation des objectifs et cibles retenus. Il s’est agi de recenser les indicateurs existants dont la nature correspond ou se rapproche de celle des indicateurs des ODD, d’analyser les sources et  la qualité des données qui serviront pour l’établissement d’une situation de référence.

Exploitation des données de l’ERI-ESI pour le calcul des indicateurs ODD dans les pays de l’UEMOA

En 2022, AFRISTAT a produit une brochure sur les ODD et l’agenda 2063 dans les pays de l’UEMOA en exploitant les données de l’Enquête régionale intégrée sur l’emploi et le secteur informel (ERIESI) réalisée dans les huit pays. Les indicateurs ont été calculés au niveau des pays, des régions pour certains indicateurs et pour l’espace UEMOA. Ils sont désagrégés selon la disponibilité des variables de désagrégation. Cette brochure a été réalisée dans le cadre du Programme statistique régional 2015-2020 de l’UEMOA.

Appui au Gabon pour l’élaboration d’une brochure sur les ODD

En 2022, dans le cadre du Projet de développement des statistiques, AFRISTAT a apporté un appui à la Direction générale de la statistique du Gabon pour l’élaboration d’une brochure d’information sur les ODD et l’exploitation des bases de données disponibles pour le calcul de certains indicateurs pour le suivi et évaluation des ODD.

Travaux en cours

AFRISTAT apporte un appui technique dans le domaine du suivi des Agendas 2030 et 2063 et des politiques nationales de développement à la demande des INS des Etats membres et des Communautés économiques régionales.

Certains travaux sont en cours :

 

Assistance technique pour le calcul des indicateurs ODD 2.3.1 et 2.3.2

Un protocole est en cours de mise en œuvre entre FAO et AFRISTAT pour une assistance au développement méthodologique et au renforcement des capacités dans le domaine des indicateurs ODD 2.3.1 et 2.3.2. Cette collaboration permettra de : (i) contribuer aux discussions techniques sur l’indicateur 2.3.1 ; (ii) finaliser des documents et outils méthodologiques servant à la production des indicateurs 2.3.1 et 2.3.2 ; (iii) préparer un protocole pour la mise en œuvre des activités d’assistance technique en matière de suivi des indicateurs ODD 2.3.1 et 2.3.2 ; (iv) apporter une assistance technique à deux pays membres d’AFRISTAT pour le calcul des indicateurs et la mise à niveau des enquêtes.

Elaboration d’une liste minimale des indicateurs des agendas 2030 et 2063

A la suite des activités du Projet SODDA, AFRISTAT poursuit les travaux d’élaboration d’une liste minimale d’indicateurs de suivi des agendas 2030 et 2063 dans les Etats membres. Les objectifs poursuivis par cette activité portent, entre autres, sur :

  • Le suivi des indicateurs identifiés au niveau des pays et la diffusion des données ;
  • L’identification des activités de renforcement des capacités des experts pays pour la production des indicateurs la mise en œuvre des formations ;
  • L’identification des sources de données pour le calcul des indicateurs ;
  • L’élaboration des modules à intégrer dans les enquêtes auprès des ménages pour le calcul des indicateurs ;
  • L’amélioration des sources de données existantes pour le calcul des indicateurs.

Elaboration des métadonnées, des données et des cibles pour les indicateurs de l’Alliance Sahel

Dans le cadre du programme statistique du G5 Sahel, AFRISTAT appuie les cinq Etats membres afin qu’ils produisent des données officielles comparables en vue de renforcer la redevabilité de l’AS. En plus du renforcement des capacités statistiques, il s’agit, pour les 19 indicateurs prédéfinis, d’élaborer les métadonnées et de collecter les données et les cibles.

Enquêtes auprès des ménages

Introduction
Travaux réalisés
Travaux en cours
Documents et liens utiles
Introduction

Le domaine statistique « Enquêtes auprès des ménages » couvre l’ensemble des enquêtes auprès des ménages hors les enquêtes démographiques et de santé et les enquêtes MICS prises en compte dans le domaine « Statistiques démographiques ».

En dépit des difficultés à mobiliser les ressources financières et humaines, les enquêtes auprès des ménages constituent une source importante pour la production des statistiques sociales dans les Etats membres d’AFRISTAT en complément des données de sources administratives.

AFRISTAT apporte son appui technique aux Etats membres dans le domaine de la mise en œuvre des enquêtes auprès des ménages, indispensables pour la gestion économique et social du développement, depuis son premier programme de travail PROSMIC (Programme statistique minimum commun). Ce travail s’est poursuivi avec les Programmes stratégiques de travail d’AFRISTAT (PSTA). Des appuis directs aux Etats membres et des ateliers de formation des cadres nationaux sont organisés. Ils abordent tout le processus de mise en œuvre des opérations de collecte, depuis la préparation de la méthodologie jusqu’à la diffusion des données. Ces appuis ont permis d’assurer une comparabilité et une harmonisation des statistiques produites dans les Etats membres d’AFRISTAT dans le cadre des enquêtes auprès des ménages.

Travaux réalisés

Activités d’appui à la réalisation d’enquêtes

Les principales activités d’enquêtes auprès des ménages réalisées avec l’assistance technique d’AFRISTAT sont brièvement présentées ci-après.

Projet d’harmonisation des indices des prix des pays de l’UEMOA 1997-1998

Dans le cadre de ce projet, financé par l’Union européenne et la France, AFRISTAT a apporté son assistance technique dans sept pays de l’UEMOA pour la réalisation d’une enquête harmonisée sur les dépenses des ménages dans la principale agglomération. Les résultats ont permis d’estimer les pondérations pour les premiers indices harmonisés des prix à la consommation.

Programme régional d'appui statistique à la surveillance multilatérale des pays de l'UEMOA (PARSTAT) 2001

Dans le cadre du PARSTAT, initié par la Commission de l’UEMOA, avec un financement de l’Union européenne, AFRISTAT a apporté son assistance technique dans les huit pays de l’UEMOA. Cet appui aux Instituts nationaux de la statistique a permis la réalisation d’une enquête de type 1-2-3 et d’obtenir  des données harmonisées sur l’emploi et le secteur informel pour la principale agglomération de chaque pays.

Projet de rénovation de l’indice harmonisé des prix à la consommation des pays de l’UEMOA 2008

Dans le cadre du projet de rénovation de l’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC), la Commission de l’UEMOA a initié une enquête sur les dépenses des ménages en 2008 dans les principales agglomérations de chacun des huit Etats membres avec l’appui technique d’AFRISTAT. Ces enquêtes ont permis de déterminer les pondérations de l’IHPC 2008 et de former des cadres des INS à la production des principaux tableaux d’analyse en vue de la rédaction des rapports pays.

Enquête sur les conditions de vie des ménages du Burundi 2013-2014

Dans le cadre de l’enquête sur les conditions de vie des ménages au Burundi (ECVMB), réalisée entre aout 2013 et avril 2014 sur l’ensemble du territoire national, AFRISTAT a apporté son assistance technique à l’Institut de statistiques et d’études économiques du Burundi (ISTEEBU) pour cette opération qui était la première du genre. L’enquête a permis d’obtenir des données sur les quatre composantes : (i) la mesure des indicateurs de bien-être de base de la population ; (ii) la mesure des dépenses de consommation des ménages ; (iii) l’observation des prix des biens et services pour le calcul des déflateurs des dépenses de consommation des ménages ; (iv) la mesure du secteur informel.

Enquête djiboutienne sur l’emploi, le secteur informel et la consommation (EDESIC) 2015-2016

Dans le cadre du Projet d’appui à l’élaboration des données socioéconomiques (PASED), financé par la Banque Africaine de Développement (BAD), AFRISTAT a apporté son assistance technique entre 2015 et 2016 à la Direction de la Statistique et des Etudes Démographiques de Djibouti (DISED). Cet appui a permis la réalisation de l’enquête djiboutienne sur l’emploi, le secteur informel et la consommation (EDESIC), une enquête du type 1-2-3.

Enquête nationale sur l’emploi et secteur informel en Mauritanie 2016

AFRISTAT a apporté son assistance technique à la République islamique de Mauritanie à travers l’Office national de la statistique dans le cadre de la réalisation de l’enquête sur l’emploi et le secteur informel en Mauritanie (ENESIM-2016). La complexité de la composition de l’économie Mauritanienne avec une forte dualité entre les secteurs moderne et informel, a été mise en valeur par les résultats de l’enquête, notamment sur le marché de l’emploi conformément aux spécificités de chacun des secteurs.

Enquête régionale intégrée sur l’emploi et le secteur informel 2017-2018

Dans le cadre du Programme statistique régional (PSR) de l’UEMOA 2015-2020, AFRISTAT a appuyé les Instituts nationaux de la statistique des huit pays de l’UEMOA pour la réalisation de l’Enquête régionale intégrée sur l’emploi et le secteur informel. Cette enquête réalisée sur une base harmonisée, a aussi permis de renforcer les capacités des Etats membres dans la conduite et le traitement des enquêtes auprès des ménages. L’ERI-ESI a été réalisée en 2017 (Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo) et 2018 (Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau).

Les statistiques produites sur une base harmonisée ont donné lieu à des rapports nationaux comparables et à un rapport régional.

Autres activités

En sus des enquêtes issues des programmes régionaux, les Etats membres initient d’autres enquêtes auprès des ménages couvrant des volets multiples souvent sous la forme d’enquêtes modulaires ou intégrées. Les champs couverts par ces enquêtes sont : les conditions de vie des ménages, la scolarisation, l’emploi et le marché du travail y compris le travail des enfants, les dépenses de consommation, la sécurité alimentaire et la nutrition, la migration, la gouvernance, paix et sécurité, le secteur informel, etc.

AFRISTAT a suivi l’organisation des opérations d’enquêtes organisées depuis 2010 dans les Etats membres concernant les conditions de vie, l’emploi, les dépenses de consommation et le secteur informel.

AFRISTAT a participé également aux travaux d’amélioration et d’harmonisation des statistiques produites à partir des enquêtes auprès des ménages, notamment au niveau des statistiques sur le marché du travail.

A la faveur de l’organisation de la 19ème Conférence internationale des statisticiens du travail en octobre 2013, le modèle du questionnaire emploi utilisé ainsi que les méthodes de calcul des indicateurs ont été adaptés aux résolutions et directives concernant la mesure du travail. Ces outils ont été utilisés pour la réalisation de l’ERI-ESI de 2017-2018.). En avril 2017, un atelier régional de renforcement des capacités en statistiques du travail des experts des Etats membres d’AFRISTAT a été organisé à Lomé (Togo) et il a permis, en autre, de partager le contenu de la nouvelle résolution concernant les statistiques du travail, de l'emploi et de la sous-utilisation de la main d’œuvre.

Travaux en cours

AFRISTAT apporte un appui technique dans le domaine des enquêtes auprès des ménages à la demande des INS des Etats membres, des Communautés économiques régionales et des partenaires techniques et financiers.

Les dispositifs actuels d’enquêtes doivent subir des actualisations en fonction des évolutions constatées dans les différents domaines statistiques. Les activités en cours au niveau d’AFRISTAT permettront d’améliorer la mise en œuvre, le traitement et l’analyse des enquêtes auprès des ménages.

Statistiques sectorielles

Introduction
Travaux réalisés
Travaux en cours
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Introduction

Le domaine « Statistiques sectorielles » couvre l’ensemble des statistiques produites par les Ministères sectoriels hors les statistiques agricoles et environnementales qui constituent un autre domaine.

Ce sont essentiellement les statistiques d’origine administrative qui sont concernées. Elles sont obtenues à partir de l’exploitation d’enregistrements réguliers d’informations et elles sont théoriquement exhaustives.

Dans le domaine social, ces statistiques portent sur :

  • l’éducation (depuis l’enseignement préscolaire jusqu’à l’enseignement universitaire) ;
  • la santé ;
  • l’emploi ;
  • la protection sociale ;
  • l’état civil ;
  • la justice ;
  • la sécurité ;
  • la culture ;
  • l’administration du territoire et la politique ;

Dans le domaine économique, ces statistiques portent sur :

  • l’industrie et les mines ;
  • l’eau et l’énergie ;
  • les transports ;
  • le tourisme ;
  • le commerce extérieur ;
  • les finances publiques ;

Ce domaine « Statistiques sectorielles » est très important car il produit les informations les plus utilisées. Elles sont, en effet, indispensables pour le suivi régulier des politiques nationales de développement et des politiques sectorielles. Le fait qu’elles soient théoriquement exhaustives permet des désagrégations au niveau le plus fin, ce qui n’est pas le cas des enquêtes réalisées à partir d’échantillons. De plus, elles sont produites chaque année, ce qui n’est pas le cas des enquêtes.

Les systèmes d’informations nécessaires pour la production de ces informations sectorielles ne sont pas actuellement mis en place dans plusieurs domaines de nombreux pays membres d’AFRISTAT. La diffusion des données produites est encore aussi loin d’être optimale.

Travaux réalisés

Ce domaine n’a pas été jugé aussi prioritaire que d’autres dans les activités passées d’AFRISTAT.

Dans le domaine de l’état civil, l’appui d’AFRISTAT a pris diverses formes : (i) appuis dans le cadre d’une convention de travail avec les pays et (ii) autres appuis techniques directs.

AFRISTAT a bénéficié d’une contribution financière du Ministère des Affaires étrangères et européennes de la France pour appuyer la réalisation de certaines activités identifiées par chacun des instituts nationaux de statistique de ses Etats membres.

Durant les années 2007 à 2009, les activités sur l’état civil programmées dans le cadre de la convention ont porté sur :

  • le diagnostic du fonctionnement de l’état civil et la relance de l’exploitation des données de l’état civil au Niger ;
  • une enquête pilote de l’exploitation des faits d’état civil dans trois régions du Sénégal ;
  • la collecte et l’exploitation des faits d’état civil au Bénin ;
  • l’élaboration des statistiques régionales pour deux régions en Côte d’Ivoire ;
  • la collecte et l’exploitation des faits d’état civil au Togo.

Un « Guide d’élaboration des statistiques d’état civil » a aussi été produit par AFRISTAT partir de l’expérience des cinq pays.

En 2022, dans le cadre du Projet de développement des statistiques du Gabon, AFRISTAT a apporté un appui à la Direction générale de la statistique pour l’exploitation des données administratives sur le marché du travail et l’élaboration du premier numéro du bulletin trimestriel sur l’emploi formel au Gabon. Cette activité a permis de renforcer les capacités des cadres des structures en charge des statistiques sur le marché du travail et de réaliser un diagnostic des données disponibles au Gabon.

Des interventions ont aussi été réalisées dans le cadre du suivi des agendas 2030 et 2063 et des politiques nationales de développement et dans le cadre de l’élaboration et l’évaluation des Stratégies nationales de développement de la statistique.

Enfin, des manuels de formation ont été élaborés, notamment à destination des agents des structures en charge des statistiques dans les ministères sectoriels qui très souvent ne sont pas des statisticiens.

Travaux en cours

AFRISTAT apporte un appui technique dans le domaine des statistiques sectorielles à la demande des INS et des autres structures sectorielles des Systèmes statistiques nationaux des Etats membres et des Communautés économiques régionales. Cet appui concerne la mise en place de systèmes d’information et/ou à la diffusion des données produites.

Des travaux sont déjà programmés dans le cadre du Programme statistique du G Sahel qui concerne 5 pays membres d’AFRISTAT : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad. Ils concernent la production et la diffusion des indicateurs de l’Alliance Sahel dans le cadre de la redevabilité.

Les travaux initiés au Gabon vont se poursuivre avec un appui à la production et à la publication des sur l’emploi formel.

AFRISTAT met également en œuvre le partage d’expérience entre les Etats membres, notamment dans le domaine des statistiques sectorielles. Cela concerne les expériences de certains SSN qui sont mises en ligne sur le site Web d’AFRISTAT.

Statistiques des prix

Introduction
Travaux réalisés
Travaux en cours
Documents et liens utiles
Introduction

L’indice des prix à la consommation est un indicateur qui mesure la variation moyenne des prix des biens et services achetés, payés ou acquis en vue d’être consommés par une population de référence.

L’indice des prix à la consommation a trois principales utilisations : économique, comptable et sociale. Il sert de mesure officielle de l'évolution du niveau général des prix dans le cadre du processus de surveillance multilatérale des politiques économiques au sein d’une zone économique (UEMOA, CEMAC). Il est utilisé comme déflateur des agrégats macroéconomiques au niveau de la comptabilité nationale. Il peut servir également à indexer, entre autres, les salaires et les pensions alimentaires.

 

Depuis 1996, AFRISTAT accompagne les Etats de l’UEMOA dans l’harmonisation des indices de prix à la consommation. Dans le cadre de cette harmonisation, des conventions de mise en œuvre ont été signées entre AFRISTAT (maître d’œuvre) et la Commission de l’UEMOA (maître d’ouvrage) pour la mise en œuvre des activités en s’appuyant sur les ressources humaines et matérielles des Instituts nationaux de statistique (INS) des Etats membres. La Commission de l’UEMOA, en collaboration avec la BCEAO, a mobilisé les ressources financières nécessaires à la réalisation desdits projets, notamment avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Ainsi, AFRISTAT a signé trois conventions pour la mise en œuvre respectivement du projet d’harmonisation des indices base 1996, du projet de rénovation de l’IHPC base 2008 et du projet d’extension de l’IHPC base 2014.

 

Dans les Etats membres de la CEMAC, AFRISTAT a d’abord appuyé la mise en œuvre dans les six Etats du projet « Prix CEMAC » en 2000. En 2017, AFRISTAT a exécuté un marché avec la Commission de la CEMAC en 2017 dans le cadre du projet IHPC CEMAC financé par l’Union Européenne afin d’accompagner les pays de cette Communauté, la RDC, Sao Tomé et Principe pour la mise en œuvre dudit projet.

 

Par ailleurs, AFRISTAT a appuyé, entre autres, les Comores, Djibouti, la Guinée, Madagascar, la Mauritanie et Sao Tomé et Principe pour la rénovation de leurs indices des prix à la consommation.

 

AFRISTAT a également effectué plusieurs activités d’accompagnement des Commission de la CEDEAO, de l’UEMOA et de la CEMAC dans le domaine des statistiques des prix.

Dans son rôle d’observatoire, AFRISTAT publie des statistiques des prix à la consommation.

Travaux réalisés

Etats membres de l’UEMOA

Projet d’harmonisation des indices des prix à la consommation en 1996

Avant l’harmonisation des indices des prix, à la consommation, chaque pays utilisait des méthodologies différentes pour calculer les indices, notamment à partir d’années de base différentes, ce qui ne permettait pas de faire des comparaisons. De plus, la plupart des pays rencontraient des difficultés dans les relevés des prix des produits vendus en unités non standard au niveau des marchés. Par ailleurs, les méthodes d’apurement et de traitement différaient d’un pays à l’autre, alors que l’utilisation d’un outil commun permet de régler ces différences.

Le projet d’harmonisation des indices de prix dans les pays de l’UEMOA est le fruit de la coopération multilatérale entre la BCEAO, la Commission de l’UEMOA, les INS des Etats membres, la Commission européenne et la France.

A la fin de la mise en œuvre du projet, les résultats suivants ont été atteints :

  • Une méthodologie commune d’élaboration de l’indice des prix à la consommation dans les Etats membres a été définie et appliquée ;
  • Une enquête sur les dépenses de consommation des ménages a été réalisée dans la principale agglomération de chaque pays ;
  • De nouvelles pondérations, reflétant les changements survenus dans les modes de consommation après la dévaluation du FCFA, ont été disponibles ;
  • Un logiciel commun de calcul de l’indice harmonisé, dénommé CHAPO (Calcul harmonisé des prix par ordinateur), a été mis à la disposition des INS des Etats membres ;
  • Une nomenclature de consommation commune, nommée NCOA (Nomenclature de Consommation Ouest Africaine), dérivée de la nomenclature internationale COICOP (Classification Of Individual Consumption by Purpose) a été adoptée ;
  • Les publications mensuelles des IHPC ont été disponibles à partir de janvier 1998.

Projet de rénovation de l’IHPC en 2007-2009

Dix ans après sa mise en place, il est apparu nécessaire de rénover l’IHPC base 1996 pour les principales raisons suivantes :

  • Vieillissement des pondérations et des produits du panier ;
  • Apparition de nouveaux biens à intégrer tels qu'Internet, la téléphonie mobile, les voitures d'occasion ;
  • Non prise en compte des variations saisonnières dans l’enquête sur les dépenses des ménages de 1996.

Soucieuse de préserver la qualité de l'IHPC, la Commission de l’UEMOA a élaboré un projet pour sa rénovation sur la période 2007 à 2009 avec la réalisation dans les huit Etats d'une enquête budget - consommation auprès des ménages, le renouvellement de la liste des points de vente et le relevé des prix pendant toute l'année 2008. Ce projet a été financé par la Commission de l’UEMOA

A la fin du projet les résultats suivants ont été atteints :

  • Une enquête auprès des ménages a été réalisée de façon harmonisée dans les Etats membres de l'UEMOA et les pondérations de l'indice, calculées par pays et au niveau régional, sont disponibles ;
  • Les coefficients de saisonnalité ont été calculés par pays ;
  • Les experts nationaux et ceux de la Commission ont été formés en matière de techniques d'élaboration et d'analyse des statistiques de prix ;
  • Une nouvelle application Phoenix-UEMOA a été développée et est disponible pour la production de l’IHPC ;
  • Les documents méthodologiques de calcul de l'IHPC base 2008 ont été élaborés ;
  • Le nouvel indice des prix, base 2008 est calculé et diffusé à partir d’avril 2010 et a remplacé l’IHPC base 1996.

Projet d’extension de l’IHPC dans les Etats membres de l’UEMOA en 2014

Les huit États membres de l’UEMOA publiaient depuis 1998 un indice harmonisé des prix à la consommation des ménages calculé à partir des données de la principale agglomération de chacun des États membres. Plusieurs États de la sous-région ont étendu le champ des relevés des prix dans d’autres agglomérations urbaines du pays même si les données n’étaient pas intégrées dans le calcul l’indice des prix à la consommation.

Depuis sa mise en place en 1998, le champ de l’indice est resté le même et ne couvre que la plus grande agglomération de chaque Etat de l’UEMOA.

Les critiques formulées sur l’IHPC base 2008 étaient :

  • champ de l’indice restreint à la principale agglomération de chaque Etat membre ;
  • monétisation étendue à l’ensemble de l’économie nationale et non sur la principale agglomération du pays ;
  • développement de nouveaux pôles économiques dans les Etats dans un contexte de décentralisation et de déconcentration des administrations publiques.

La rénovation se justifiait donc principalement par la nécessité de prendre en compte les changements de la structure de consommation et les évolutions méthodologiques de production des indices survenus depuis 1996. L’extension de la couverture géographique évoquée au moment de la prise de décision avait été prise en compte dans le développement de l’application PHOENIX-UEMOA qui a accompagné cette rénovation. Depuis juillet 2013, tous les Etats produisent leur IHPC avec cette application qui est multiposte et peut gérer les opérations de calcul d’indices à couverture nationale.

Les résultats suivants ont été atteints :

  • Les structures de consommation nationales ont été déterminées pour l’année de base 2014 ;
  • Les pondérations, au sein des variétés, postes, sous-groupes, groupes et fonctions de consommation, sont calculées ;
  • La méthodologie d’élaboration de l’Indice national harmonisé des prix à la consommation (INHPC) est disponible ;
  • L’application Phoenix-UEMOA est adaptée pour le calcul de l’INHPC ;
  • Les indices de prix variétés, postes, sous-groupes, groupes et fonctions de consommation sont calculés et publiés dans chaque Etat, de même que ceux des nomenclatures secondaires à partir de janvier 2017 et remplacent les indices base 2008 ;
  • Les indices des prix des postes, sous-groupes, groupes et fonctions de consommation sont calculés au sein de l’UEMOA, de même que ceux des nomenclatures secondaires ;

Etats membres de la CEMAC

Projet prix CEMAC 1999-2000

En 1999-2000, le Secrétariat exécutif de la CEMAC a mis en œuvre un projet d’harmonisation des indices des prix à la consommation avec l’appui financier de la Coopération française et l’appui technique d’AFRISTAT.

Le diagnostic des indices des prix des pays de la CEMAC, effectué par AFRISTAT, avait permis d’identifier les problèmes suivants : imprécision dans la définition des produits et mise à jour aléatoire de la liste des produits ; nomenclatures différentes d’un pays à l’autre et non-conformes à celles  recommandées par le Système de comptabilité nationale des Nations unies (SCN) ; échantillonnage non représentatif et nombre de relevés insuffisants ; obsolescence plus ou moins importante des pondérations ; erreurs méthodologiques dans le calcul des indices.

Le volet prix, financé par la France, du projet Prix CEMAC consistait en la mise en place de l’ensemble des activités sur la collecte et le traitement des données sur les prix. Les enquêtes budget consommation n’ont pas été réalisées de façon simultanée et à temps dans tous les pays à cause du manque d’un financement communautaire.

Les principaux résultats suivants ont été obtenus :

  • Collecte des prix de base dans les huit principales agglomérations des six pays de la CEMAC ;
  • Obtention des prix de base 2000 avec l’application CHAPO ;
  • Réalisation de l’enquête sur les dépenses des ménages à Douala et Yaoundé sur financement national ;
  • Mise en place de l’IHPC au Cameroun.

Projet IHPC-CEMAC 2017

Fin 2016, le constat suivant a été fait au niveau des statistiques des prix dans les Etats membres de la CEMAC :

  • Absence d’un indice des prix communautaire et d’un bulletin mensuel CEMAC ;
  • Coefficients de pondération obsolètes ;
  • Périodes de référence des prix de base et des pondérations différentes d’un pays à un autre ;
  • Paniers de produits non conformes aux habitudes de consommation ;
  • Méthodologies de calcul des indices élémentaires non conformes aux normes et recommandations internationales. 

Dans ce contexte, le Projet IHPC-CEMAC financé par l’Union Européenne a été lancé. Ce projet a fait l’objet d’une convention signée entre la Commission de la CEMAC et AFRISTAT. L'objectif général de ce projet était de doter la CEMAC ainsi que ses États membres d’un indice harmonisé des prix à la consommation, outil nécessaire à la conduite de la politique monétaire et à l’exercice de surveillance multilatérale au sein de la Communauté, et d’améliorer les indices des prix à la consommation en RDC et à Sao Tomé et Principe.

Les principaux résultats suivants ont été obtenus :

  • Collecte des prix de base au niveau national dans les six pays de la CEMAC ;
  • Obtention des prix de base 2018 avec l’application Phoenix ;
  • Le Gabon, la RCA, le Congo produisent et publient les indices à partir de la nouvelle base ;
  • Le Cameroun, la Guinée Equatoriale et le Tchad produisent les indices à partir de la nouvelle base mais ne les publient pas encore ;
  • L’application Phoenix-UEMOA de production des indices des prix à la consommation est installée dans les INS de la RDC et de Sao Tomé et Principe et le personnel (informaticiens et statisticiens prix) est formé à son utilisation.

Autres pays membres d’AFRISTAT

AFRISTAT a accompagné les Comores, la Guinée, la Mauritanie et Djibouti dans la rénovation des statistiques de prix depuis leur adhésion à AFRISTAT.

Pour les Comores, l’assistance a principalement consisté :

  • En 1998, à un appui pour l’évaluation de l’indice des prix à la consommation, le bilan de l’existant en matière d’enquêtes auprès des ménages et la préparation de la mise en place d’un nouvel indice des prix à la consommation ;
  • En 2012, à un appui de long terme pour préparer la mise en place d’un indice national des prix.

Pour Djibouti, l’assistance a principalement consisté :

  • En 1998 et 1999, à un appui pour la mise en place d’un nouvel indice des prix avec une méthodologie semblable à celle des Etats membres de l’UEMOA.

 Pour la Guinée, l’assistance a principalement consisté :

  • En 2002 et 2003, à un appui pour la mise en place du nouvel indice des prix avec une méthodologie identique à celles des Etats membres de l’UEMOA et l’utilisation de Chapo ;
  • En 2017, 2018 et 2019 à un appui pour la collecte des prix de base au niveau national et à une formation à l’utilisation de Phoenix-UEMOA.

Pour la Mauritanie, l’assistance a principalement consisté :

  • En 2002 et 2003, à un appui pour la mise du nouvel indice des prix avec une méthodologie identique à celle des Etats membres de l’UEMOA et l’utilisation de Chapo ;
  • En 2016, à un appui à la rénovation de statistiques de prix. L'appui a permis d’assurer l'installation et la formation du personnel de l'ONS en charge des indices des prix à la consommation sur PHOENIX-UEMOA.

Pour Madagascar, l’assistance a consisté en des missions de court terme en 1997 et 1998 pour préparer la mise en place d’un indice national des prix.

Pour la République Démocratique du Congo, AFRISTAT a appuyé en 2004 et 2005 la mise en place d’un nouvel indice des prix avec une méthodologie semblable à celle des Etats membres de l’UEMOA.

Etats membres de la CEDEAO

AFRISTAT a accompagné la Commission de la CEDEAO dans le cadre des missions circulaires diagnostiques sur les comptes nationaux et les statistiques des prix dans les pays anglophones de la CEDEAO en 2001 et 2021. L’objectif étant de faire le diagnostic sur le dispositif de production de l’IPC dans ces pays.

Publications statistiques d’AFRISTAT sur les prix

AFRISTAT a diffusé en 2001 deux publications sur les statistiques des prix : la première sur les années 1970 à 1999 et la deuxième sur l’année 2000.

Depuis juin 2020, AFRISTAT a produit un bulletin mensuel sur l’évolution des prix à la consommation des Etats membres et de la République Démocratique du Congo.

Travaux en cours

AFRISTAT apporte un appui technique dans le domaine des statistiques des prix à la demande des INS des Etats membres et des Communautés économiques régionales.

Les travaux sont déjà programmés en 2022 pour la rénovation de l’IPC à Djibouti et une convention doit être signée avec la Commission de l’UEMOA pour mettre en œuvre un projet de rénovation de l’IHPC dans les pays de l’UEMOA.

AFRISTAT poursuit également la diffusion de sa publication mensuelle sur l’évolution des prix à la consommation des Etats membres et de la République Démocratique du Congo.

Coordination statistique

Introduction
Travaux réalisés
Travaux en cours
Documents et liens utiles
Introduction

Un système statistique national (SSN) regroupe les fournisseurs, les producteurs, et les utilisateurs de statistiques publiques ainsi que les organes de coordination des activités statistiques et les institutions publiques de formation de statisticiens et de démographes.

Les composantes institutionnelles du SSN sont : (i) le Conseil national de la statistique (CNS), l’Institut national de la statistique (INS) ; (ii) les autres autorités statistiques (services ou organismes habilités par un texte législatif ou règlementaire à développer, produire et diffuser des statistiques, comme les services statistiques ministériels) ; (iii) les institutions publiques de formation de statisticiens et de démographes.

Etant donné la diversité du champ de la statistique, des intervenants et des méthodes de la statistique, la coordination des activités est impérative pour plusieurs raisons. Elle évite les doubles emplois, permet une harmonisation des concepts et des méthodes, facilite les échanges d’expériences entre les intervenants, améliore la relation entre enquêteurs et enquêtés. Elle est, par ailleurs, un facteur d’économie budgétaire.

La coordination statistique est donc un des facteurs clés du développement statistique. Elle doit être un dialogue entre, d’une part, les producteurs et les utilisateurs pour mieux gérer leurs besoins et rationaliser la production des données et, d’autre part, entre les producteurs de statistiques pour optimiser les ressources et obtenir leur adhésion aux outils conceptuels et méthodologiques. L’amélioration de la coordination est rendue impérieuse par l’importante et exigeante demande statistique actuelle et la pratique de la gestion axée sur les résultats.

La coordination statistique est régie par un cadre législatif, réglementaire et judiciaire comportant une loi et ses textes d’application. La loi définit, entre autres, les organes de coordination à mettre en place. Le principal organe est le CNS qui constitue un cadre de dialogue permanent entre les différents intervenants du SSN. C’est l’organe pivot de la coordination statistique. La loi et ses textes d’application doivent être revus périodiquement pour s’adapter au développement de la statistique.

Il existe deux types de coordination : la coordination institutionnelle qui consiste en la répartition des tâches entre les différents services et la coordination technique assurée par l’harmonisation et l’utilisation des méthodes, concepts et outils communs (nomenclatures, répertoires, etc.).

La planification stratégique des activités statistiques repose sur plusieurs outils de coordination statistique : (i) Stratégie nationale de développement de la statistique (SNDS) ou schéma directeur de la statistique ; (ii) Plan d’action annuel ou programme statistique national ; (iii) Rapport d’activités annuel ou rapport statistique national ; (iv) Rapport d’évaluation à mi-parcours, plan d’action, etc.).

La coordination statistique est aussi un des éléments importants pris en compte lors des évaluations par les pairs des Instituts nationaux de la statistique.

Travaux réalisés

Depuis le démarrage de ses activités, AFRISTAT a accordé une grande priorité à l’amélioration de la coordination statistique dans ses Etats membres.

En 2000, quatre Etats membres ne disposaient pas de loi statistique ni de structure de coordination des activités et dans les Etats où cela existait, leur fonctionnement était jugé non satisfaisant. De plus, il n’existait généralement pas de cadre de travail établi dans une optique à moyen terme dans lequel s’inséraient les actions faisant l’objet de coordination (schéma directeur de la statistique ou plan de développement à moyen terme).

Avec l’avènement de la Charte africaine de la statistique et de la Stratégie d’harmonisation des statistiques en Afrique (SHaSA) au niveau continental, la quasi-totalité des pays ont procédé à des révisions des textes nationaux en vue d’intégrer les nouvelles exigences, certains avec l’appui d’AFRISTAT.

Dans le domaine de la coordination statistique, AFRISTAT a eu un appui multiforme :

  • développement d’outils techniques de coordination avec l’élaboration d’un recueil harmonisé des concepts et définitions statistiques pour l’emploi et le secteur informel et la mise en place et de la rénovation des nomenclatures d’activités et de produits
  • organisation de conférences et d’ateliers, notamment :
  • Séminaire sur l’environnement juridique et organisationnel des systèmes statistiques nationaux (juin 2002) ;
  • Séminaire de lancement de l’élaboration des Stratégies nationales de développement de la statistique pour les pays membres d’AFRISTAT (septembre 2006)
  • Conférence sur l’assistance en Afrique francophone dans le domaine de la statistique. (octobre 2007)
  • Séminaire-atelier sur les outils de pilotage et de suivi et évaluation de la mise en œuvre des stratégies nationales de développement de la statistique (septembre 2009) ;
  • Atelier régional PARIS21/AFRISTAT sur la coordination, le financement et les systèmes statistiques nationaux (janvier 2016) ;
  • Séminaire sur le renforcement des capacités pour l'élaboration et le suivi évaluation des SNDS (avril 2018) ;
  • appuis directs pour :
  • la révision ou la formulation des projets de textes relatifs à l’organisation de l’activité statistique (management et coordination de l’activité statistique, définition des stratégies de communication et de plans de formation continue) ;
  • l’élaboration et/ou le suivi des stratégies nationales pour le développement de la statistique de plusieurs pays : Bénin (2013, 2017), Burkina Faso (2009), Burundi (2007, 2012, 2015), Cabo Verde (2017), Comores (2011, 2013), Congo (2010), Côte d’Ivoire (2009, 2017), Djibouti (2015 ? 2018), Gabon (2016), Guinée (2017), Guinée Bissau (2015, 2018), Madagascar (2014), Mali (2010, 2019), Mauritanie (2007, 2010, 2017), Niger (2007, 2012), Sao Tome et Principe (2010, 2016), Sénégal (2007, 2017), Tchad (2017), Togo (2014)
  • la définition et la mise en œuvre d’une politique régionale de formation statistique, en collaboration avec les Ecoles de statistique africaines, écoles de formation statistique de la région ;
  • la recherche des opportunités de financement extérieures des activités statistiques.
  • organisation et/ou participation à des revues par les pairs dans les pays suivants : Bénin (2010, 2018), Burkina Faso (2010), Cabo Verde (2016), Cameroun (2015), Congo (2011), Côte d’Ivoire (2017), Gabon (2016, 2021), Mauritanie (2014), Niger (2009, 2018), Sénégal (2011) et Sao Tome et Principe (2016).
Travaux en cours

AFRISTAT apporte un appui technique dans le domaine de la coordination statistique à la demande des INS des Etats membres, des Communautés économiques régionales et des partenaires techniques et financiers.

AFRISTAT poursuit son suivi de l’élaboration et de la mise en œuvre des SNDS en priorisant l’examen des dispositifs de suivi de la mise en œuvre des SNDS.

Diffusion statistique

Bases et banques de données


Objectifs
Conformément au traité instituant AFRISTAT, l’Observatoire déploie des activités afin « d’améliorer la diffusion et l’utilisation de l’information statistique dans l’ensemble des Etats membres, notamment en organisant des banques de données accessibles aux différents agents économiques et sociaux de la région.»

AFRISTAT a inscrit dans tous ses programmes de travail annuels l’objectif de collecte, d’archivage et de diffusion des données statistiques. Ainsi, dès 1999, AFRISTAT a mis en place, sur financement propre, un réseau de consultants locaux pour la collecte des données statistique auprès des Etats membres. Les données collectées ont servi à la mise en place la base de données d’AFRISTAT, AFRILDB.

Activités réalisées
Base de données
Suite à la collecte des données statistiques auprès des pays réalisée en 1999, AFRISTAT a la publié sous forme traditionnelle (papier) et sous forme de tableaux statiques les données sur le site Internet de la Direction Générale.
Ensuite, les données ont servi à lancer la base de données, AFRILDB, une adaptation aux besoins d’AFRISTAT de la 2gLDB (2nde génération de la Live Database) regroupant toutes les données socio-économiques des Etats membres d’AFRISTAT. Elle est pleinement opérationnelle à la Direction Générale depuis 2002. Elle est installée sur un serveur informatique et est accessible à tous les experts d’AFRISTAT et sert surtout à la publication hebdomadaire sur le site Internet d’AFRISTAT des données conjoncturelles.
Un module permettant l’automatisation des tâches de publication a été développé. Il consiste en un ensemble d’applications permettant de générer les fichiers HTML publiés toutes les semaines sur le site Internet d’AFRISTAT et un document PDF, version électronique du Bulletin des données conjoncturelles des États membres d’AFRISTAT (BDCEA), qui est diffusé tous les trimestres à partir de 2006.
Ce module, dénommé AFRIPUB a été adapté aux pays pilotes du projet IDF ainsi qu’à la Guinée lors d’un séminaire de formation à l’administration des bases de données tenu à Bamako, du 9 au 20 janvier 2006.
Au niveau des pays, les activités du projet ont permis de mettre en place, au sein des INS participants, une structure similaire à celle de la Direction Générale d’AFRISTAT.
La base de données a été installée au niveau des pays et les experts nationaux ont été formés. Ils sont maintenant en mesure d’achever une publication légère à partir des données qu’ils ont entreposées dans leur base de données.
Pour chacun des pays pilotes, un serveur et des logiciels informatiques, (incluant les licences SQL Server) ont été acquis. Des missions d’installation et de suivi ont été réalisées.

D’autres activités ont été menées dans le domaine des bases de données grâce à la mise en œuvre de la composante statistique de l’appui de la France à l’intégration régionale en Afrique de l’ouest (CEDEAO). Le système StatBase a ainsi installé dans les pays bénéficiaires du projet et les cadres nationaux formés à la gestion de leurs bases de données.

Banque de données d’enquêtes
Les activités développées dans ce domaine ont consisté en :
– La participation à l’animation et à la gestion du répertoire des enquêtes auprès des ménages mis en place au niveau international. AFRISTAT est membre du réseau International Household Survey Network (IHSN). le répertoire des enquêtes est accessible sur Internet à l’adresse suivante : http://www.surveynetwork.org/surveys et
http://www.surveynetwork.org/plannedsurveys ;
– L’installation à AFRISTAT de la DataBank, entrepôt d’enquêtes auprès des ménages. Les données des enquêtes auprès des ménages disponibles à AFRISTAT, en particulier les enquêtes de type 1-2-3 y sont chargées avec leur méthodologie complète (y-compris les questionnaires) ainsi que les rapports d’analyse. Les experts d’AFRISTAT ont collecté des données d’autres enquêtes menées dans les Etats membres ;
– La production de Cd-Roms à partir de cette banque en vue de la diffusion des informations ainsi rassemblées ;
– La collecte de toutes les informations sur les enquêtes en cours ou à venir ;
– L’appui à la mise en place de répertoires nationaux d’enquêtes (NADA) sur les sites Internet des INS ;
– La formation des cadres des INS aux outils de l’IHSN (niveaux régional et national) ;
– La formation des administrateurs des NADA ;
– La diffusion aux INS des outils mis à jour.

Financement / Projets

Ces activités ont connu un essor à partir de novembre 2004 grâce à un financement de la Banque mondiale, à travers un don provenant de « Institutional Development Fund (IDF) » pour la mise en place des outils de suivi et d’évaluation (M&E) de la pauvreté dans les Etats membres.

Les deux outils de suivi et évaluation déployés grâce au Projet IDF sont la Base de donnée de type 2gLDB et la Banque de données d’enquêtes.

Ce projet a concerné la Direction Générale d’AFRISTAT et trois pays pilotes (Cameroun, Gabon et Mauritanie).

Ces activités ont bénéficie aussi des fonds du Projet d’appui au suivi des Documents de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) et des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) sur financement du PNUD et qui a couvert plus d’une vingtaine de pays dont la totalité des Etats membres d’AFRISTAT.

Par ailleurs, certains pays, grâce aux appuis de leurs partenaires techniques et financiers, développent des programmes de mise en place des bases de données. AFRISTAT leur a apporté son assistance technique.

Autres projets dans les pays
En effet, dans le cadre de la politique de bonne gouvernance et pour le suivi des programmes de réduction de la pauvreté, le besoin de disposer d’une base de données fédératrice au niveau de chaque pays s’est accru et réaffirmé.

Ainsi, AFRISTAT a participé aux travaux de mise en place de bases de données fédératrices au Bénin, au Sénégal, en Guinée, etc. en apportant des appuis matérialisés sous diverses formes :
– définition des cadres institutionnels ;
– définition des indicateurs statistiques ;
– mise en place du circuit de collecte des informations ;
– définition des caractéristiques des équipements ;
– formation des cadres statisticiens et informaticiens ;
– installation de la base de données ; etc.

AFRISTAT, grâce à un financement de la France, a mené pour le compte de la CEDEAO des activités d’installation du système StatBase dans les pays bénéficiaires et de formation des cadres nationaux à la gestion de leurs bases de données. Il s’agit principalement des pays anglophones (Gambie, Ghana, Liberia, Nigeria, Sierra Leone.

AFRISTAT appuie aussi depuis 2009 la Commission de l’UEMOA pour la mise en place d’une base de données pour la surveillance multilatérale.

Résultats obtenus / publications
Les données collectées ont permis d’éditer le premier Recueil de statistiques des Etats membres d’AFRISTAT (Série annuaires n°1, mars 2000).

La Base de données, AFRILDB, est installée à AFRISTAT et opérationnelle depuis 2002.

De façon régulière, toutes les semaines, la base de données, AFRILDB, permet de publier au total, plus de 70 tableaux et graphiques décrivant environ 450 indicateurs.

AFRISTAT publie, quatre fois l’an, le Bulletin des données conjoncturelles des Etats membres d’AFRISTAT (BDCEA).

Ces données sont publiées à travers le site Internet d’AFRISTAT (www.afristat.org) et sous forme de publication électronique des données conjoncturelles, distribuée à une liste de diffusion restreinte et postée sur le site Internet.

Les bases de données de type 2gLDB installées dans certains pays.

Le système StatBase est installé dans les instituts nationaux de statistique des Etats membres de la CEDEAO.

Des INS ont mis en place des répertoires d’enquêtes auprès des ménages. Il s’agit de portails NADA qui donnent accès aux données archivées des enquêtes des systèmes nationaux de la statistique.

Quant à la politique de diffusion des données de la Databank, elle repose sur les accords conclus avec les pays qui en sont les « propriétaires ». Ces données seront diffusées sous forme de CD-Rom.

Perspectives
L’Observatoire compte poursuivre son action d’appui pour assister les Etats membres à mettre en place ces outils importants dans la gestion des politiques de développement que sont les bases et banques de données centralisées. En effet, il s’agit de véritables outils d’aide à la décision car ils permettent au niveau de tout le système statistique national de disposer des mêmes informations, à temps, à jour, fiables et compréhensibles par tous.

L’objectif qui nous paraît essentiel est l’organisation des données dans un système cohérent permettant de répondre rapidement aux décideurs. La question de l’outil adéquat ne nous semble pas pertinente. En effet, plusieurs systèmes sont proposés aux Etats membres. Nous citerons DevInfo de l’Unicef, StatBase de l’Uneca, REDATAM du FNUAP, etc.

Chaque système permet de répondre aux besoins des décideurs ; et cela, grâce aux structures et à l’organisation mises en place au sein du système statistique national.

Une bonne coordination au sein du système statistique national, à travers un Conseil national de la statistique dynamique, permettrait de mettre en place une base de données efficace avec n’importe quel système proposé.

Mise en place des sites Internet des Instituts nationaux de statistique


Objectifs
AFRISTAT a réalisé un certain nombre d’activités afin de mettre à la disposition des instituts nationaux de statistique des Etats membres, un outil moderne de promotion des instituts et de diffusion des informations statistiques.

Activités réalisées
Sur financement de la coopération française, le projet de mise en place des sites a concerné 17 pays parmi les 18 Etats membres d’alors. L’Union des Comores n’avait pas bénéficié de ce projet. C’est en 2010 qu’elle vient de bénéficier des appuis d’AFRISTAT.

Des missions d’appui technique et deux ateliers de formation pratiques avaient été organisés à l’intention des responsables nationaux. Ces derniers ont été formés aux outils de création et de gestion de sites Internet. Chaque INS est aujourd’hui doté d’un site.

Les instituts nationaux ont été dotés d’un équipement minimal permettant la gestion du site Internet. Chaque INS dispose d’un accès sécurisé pour réaliser les mises à jour des pages Web.

Un suivi régulier des sites permet à AFRISTAT de produire des rapports de fonctionnalité qui sont transmis aux INS. De façon ponctuelle, cette observation des sites permet d’indiquer aux gestionnaires des sites tout problème de dysfonctionnement constaté.

Financement / Projets
Cette activité a été financée principalement par la coopération française, notamment la mise en place des sites. Le Fonds AFRISTAT a pris la relève en ce qui concerne l’hébergement des sites Internet.

Résultats obtenus / publications
La plupart des INS dispose actuellement de sites Internet fonctionnels. Voici les adresses des sites Internet des Instituts nationaux de statistique des Etats membres :

Des Comités site Internet ont été mis en place dans la plupart des instituts pour garantir le contenu rédactionnel et donner un cachet officiel aux informations contenues sur le site. Ces comités comprennent les principaux responsables des services producteurs de l’information statistique.

AFRISTAT a pu ainsi mettre en place un réseau de sites Internet. Des passerelles existent pour permettre à l’Internaute de basculer d’un site du réseau vers un autre.

Ce réseau est d’autant plus important pour la diffusion des données statistiques qu’il permet de faire des compilations et des comparaisons. Ainsi, on trouvera sur le site d’AFRISTAT des données agrégées permettant la comparaison internationale et sur le site des pays des données beaucoup plus détaillées. Des difficultés réelles existent encore en ce qui concerne la gestion et l’alimentation des sites Internet des INS.

Perspectives
La diffusion des données statistiques à travers ces sites se fait actuellement de façon statique par des tableaux et graphiques prédéfinis bien que construits à partir des bases de données existantes dans les instituts.

Certains INS commencent à passer à l’étape supérieure qui consiste à rendre leurs sites dynamiques par l’insertion de bases de données statistiques de diffusion de façon à permettre à l’internaute d’interroger lui-même directement la base de données pour produire ses tableaux et graphiques.

AFRISTAT continuera à assurer l’hébergement des sites et poursuivra à appuyer les INS dans l’adaptation des sites aux nouvelles technologies. Cela se fera à travers les appuis en ligne, les missions d’assistance technique et même par l’organisation d’ateliers régionaux de formation.

Statistiques agricoles et environnementales

Introduction
Travaux réalisés
Travaux en cours
Documents et liens utiles
Introduction

L’agriculture est un secteur majeur de la plupart des économies africaines et représente la principale source de subsistance pour une large partie des ménages du continent dont la sécurité alimentaire dépend. L’agriculture est considérée au sens large en prenant en compte également l’élevage, la pêche et la sylviculture. Pour autant, ce secteur n’a pas pleinement bénéficié des programmes de renforcement des capacités en matière de statistiques, ceux-ci ayant ciblé des domaines considérés comme plus stratégiques, telles que les statistiques macroéconomiques.

Cette situation n’est pas étrangère à la dégradation significative de la disponibilité et de la qualité des statistiques agricoles en Afrique au cours des dernières décennies. Depuis quelques années, les principaux acteurs du secteur ont cependant pris conscience de l’importance d’une prise de décision basée sur des informations fiables, actualisées et harmonisées. La crise alimentaire de 2007-2008 puis les épisodes de forte hausse et de volatilité élevée des prix des aliments en 2011 ainsi que les conséquences des crises sanitaires, sécuritaires et politiques à partir de 2019 ont renforcé cette prise de conscience. La mise en place de systèmes d’alerte précoce en matière de sécurité alimentaire repose en effet sur l’existence d’informations statistiques fiables et régulièrement mises à jour.

C’est également le cas des évaluations économiques des politiques agricoles, telles que les subventions aux intrants ou les dispositifs de stabilisation des prix aux producteurs. Enfin, l’utilité des statistiques agricoles de qualité est renforcée par la multiplication des initiatives visant à développer le secteur agricole, au premier rang desquelles le Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA) mis en œuvre par l’Union africaine.

Les statistiques de l’environnement ont pour objectifs : (i) d’améliorer la connaissance de l’environnement ; de permettre des décisions politiques fondées sur des faits ; (iii) d’informer le grand public et les autres utilisateurs sur l’état de l’environnement et sur les principaux facteurs qui l’influencent.

Les statistiques de l’environnement se sont développées durant les dernières décennies mais pas au rythme de la prise de conscience de la dégradation de l’environnement au niveau mondial. Depuis 2010, les activités de ce domaine ont pris de plus en plus d’importance en Afrique. Les activités d’AFRISTAT ont jusqu’à maintenant porté essentiellement sur la formation en matière de statistiques de l’environnement et du changement climatique ainsi que sur la réflexion sur le calcul des indicateurs des objectifs de développement durable en Afrique.

Travaux réalisés

Statistiques agricoles

L’action de l’Observatoire économique et statistique d’Afrique Subsaharienne (AFRISTAT) dans le domaine des statistiques agricoles et alimentaires s’articule autour de cinq axes : (i) l’appui aux Etats membres pour la réalisation d’enquêtes et de recensements agricoles ; (ii) l’analyse des aspects économiques, sociaux et environnementaux associés aux activités agricoles ; (iii) la participation à la planification stratégique et à la coordination des activités de statistiques agricoles au sein de la sous-région ; (iv) l’innovation méthodologique ; (v) la formation.

Enquêtes et recensements agricoles

Depuis sa création, AFRISTAT appuie les Instituts nationaux de statistique et les ministères en charge de l’agriculture pour la conception des enquêtes et recensements agricoles, la mise en œuvre, le traitement et l’analyse des données ainsi que pour les autres dispositifs de collecte de données. L’expertise technique d’AFRISTAT en matière d’enquêtes est largement mise à profit afin d’améliorer les capacités techniques des responsables nationaux des statistiques agricoles. Ces actions de renforcement des capacités prennent diverses formes : participation d’experts d’AFRISTAT aux travaux de conception d’enquête, à la prise en charge d’une partie de l’apurement et de l’analyse des données, aux actions de formation couvrant les différentes composantes du cycle de production de données.

L’assistance technique d’AFRISTAT s’effectue en étroite collaboration avec les principaux partenaires techniques et financiers qui sont souvent des organisations internationales comme l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ou la Banque Africaine de Développement (BAD).

AFRISTAT a ainsi organisé, en collaboration avec la FAO, en juin 2011, à Bamako un atelier régional sur l'application des techniques de sondage dans le cadre des Recensements de l'agriculture de la décennie 2010. L'atelier régional visait à renforcer les connaissances et les compétences techniques du personnel national des pays africains en charge des activités d'échantillonnage dans les recensements et enquêtes agricoles. L'atelier a notamment mis l'accent sur l'utilisation des méthodes d'échantillonnage pour le Programme Mondial du Recensement de l'Agriculture 2010 (PMRA2010).

AFRISTAT a aussi organisé avec la FAO un atelier sur l’élevage nomade pour la production des statistiques agricoles en octobre 2017.

Un protocole d’accord a aussi été mis en œuvre entre la FAO et AFRISTAT pour une assistance à la mise en place d’actions de renforcement des capacités dans le domaine des bases d’échantillonnage principales et bilan alimentaires dans le cadre de la Stratégie mondiale. Cette collaboration a permis de réaliser les formations et les activités d’assistance technique sur les bases de sondage principales en Côte d’Ivoire, au Cabo Verde, au Mali et à Madagascar, de renforcer les capacités des cadres et la production des bilans alimentaires au Bénin, en Guinée, au Mali et à Madagascar

Un exemple récent d’activités dans le domaine est l’appui d’AFRISTAT à la phase préparatoire du Recensement général agricole du Mali, par l’intermédiaire de sa participation à l’élaboration et au test sur le terrain des outils du recensement.

Études et analyses

En complément de son expertise en matière de collecte et de production de données, AFRISTAT réalise ou participe à la réalisation d’études portant sur les aspects économiques, sociaux et environnementaux associés à l’agriculture et à l’alimentation. Ces études sont souvent le fruit de collaborations avec des organismes de recherche locaux ou internationaux. A titre d’exemple, AFRISTAT a réalisé en partenariat avec l’Agence Française de Développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) une étude sur la consommation alimentaire en Afrique de l’Ouest et Centrale (Demeter - Economie et stratégies agricoles 2014).

En collaboration avec la FAO, AFRISTAT a organisé un atelier régional sur la compilation des bilans alimentaires à Dakar en août 2017. A la suite, AFRISTAT a contribué dans plusieurs pays à renforcer les capacités techniques des cadres des SSN dans ce domaine et a appuyé l’élaboration des bilans alimentaires de ces pays.

A travers le Projet SODDA, AFRISTAT a apporté un appui à trois pays (Bénin, Mali et Guinée) pour la production de deux indicateurs ODD relatifs à la prévalence de la sous-alimentation (2.1.1.) et à l’indice des pertes alimentaires (12.3.1).

Dans le cadre du Projet de Développement des Statistiques au Gabon, AFRISTAT a apporté un appui pour la formation des membres du Groupe de travail sur le bilan alimentaires et l’élaboration du bilan alimentaire 2019.

Planification et coordination statistique

AFRISTAT accompagne ses pays membres dans la conception et la mise en œuvre de leurs stratégies nationales de développement de la statistique (SNDS), prenant en compte notamment la composante agricole. Compte-tenu de son expérience, l’Observatoire a également joué un rôle majeur dans la mise en œuvre dans la sous-région de la stratégie globale pour l’amélioration des statistiques agricoles et rurales, gérée en Afrique par la BAD avec l’appui de la FAO.

Innovation méthodologique

AFRISTAT a mis en œuvre des enquêtes pilotes au Mali pour l’estimation de la production fruitière (2001) et sur l’estimation de la production maraichère (2004) dont les résultats ont été disséminés à l’occasion d’ateliers régionaux.

Des ateliers régionaux ont été également organisés par AFRISTAT, notamment sur les statistiques de l’élevage et sur les systèmes intégrés de statistique agricole en appui à la sécurité alimentaire.

Formation

En plus de la formation action réalisée dans le cadre des activités précédemment décrites, AFRISTAT a assuré à plusieurs reprises des cours de statistiques agricoles dans les écoles de statistique africaines.

Statistiques environnementales

D’une ampleur plus limitée, mais appelées à se développer, les activités d’AFRISTAT dans le domaine des statistiques environnementales ont concerné essentiellement la formation aux statistiques environnementales dans les écoles de statistique africaines.

Travaux en cours

AFRISTAT apporte une assistance technique dans le domaine des statistiques agricoles et environnementales à la demande des INS des Etats membres, des Communautés économiques régionales et des partenaires techniques et financiers.

Certains travaux sont en cours.

Un protocole est en cours de mise en œuvre entre la FAO et AFRISTAT pour une assistance au développement méthodologique et au renforcement des capacités dans le domaine des indicateurs ODD 2.3.1 et 2.3.2. Cette collaboration permettra de : (i) contribuer aux discussions techniques sur l’indicateur 2.3.1 ; (ii) finaliser des documents et outils méthodologiques servant à la production des indicateurs 2.3.1 et 2.3.2 ; (iii) préparer un protocole pour la mise en œuvre des activités d’assistance technique en matière de suivi des indicateurs ODD 2.3.1 et 2.3.2 ; (iv) apporter une assistance technique à deux pays membres d’AFRISTAT pour le calcul des indicateurs et la mise à niveau des enquêtes.

Nomenclatures

Nomenclatures d’activités et de produits des États Membres d’AFRISTAT


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Nomenclature langage commun pour une vision donnée d’un univers


Une nomenclature se définit comme une norme de classification qui permet d’organiser l’information pour en faciliter le traitement. C’est un langage commun qui permet d’avoir une vision donnée d’un univers. L’on ne peut produire des statistiques fiables et comparables et les mettre à la disposition des utilisateurs que s’il existe des normes statistiques. Les nomenclatures font partie de ces normes et constituent un des éléments clés de tout système d’information dans la mesure où elles déterminent le contenu des différents postes retenus par ledit système.

Harmonisation des outils de travail


AFRISTAT dans sa mission de développement de la statistique dans ses Etats membres et dans un souci de comparabilité des données, a entrepris un travail d’harmonisation des méthodes et des outils. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’harmonisation des nomenclatures d’activités et des produits entrepris à la fin des années 90.

Ainsi, depuis 2000, les États membres d’AFRISTAT disposent de nomenclatures communes pour les activités (NAEMA) et pour les produits (NOPEMA). Ce qui constitue un outil important d’harmonisation à la disposition des Etats membres pour leurs travaux statistiques. Ces nomenclatures ont été conçues à partir des nomenclatures internationales des Nations unies, notamment la classification internationale type par industrie de toutes les branches d’activités économiques (CITI, rev 3) et la Classification Centrale des Produits (CPC).

Nomenclatures d’activités (NAEMA) et des produits (NOPEMA) révisées


La Commission statistique des Nations unies a adopté en 2008 de nouvelles versions de la CITI (révision 4) et de la CPC (révision 2). Celles-ci visent à mieux intégrer les mutations économiques survenues ces dernières années.

Pour être en harmonie avec les nomenclatures internationales en terme de comparabilité tout en respectant les spécificités africaines de ses Etats membres, AFRISTAT a engagé dès 2009, la révision de la NAEMA et de la NOPEMA. Les travaux de révision ont été réalisés de façon itérative et de manière interactive entre les différents acteurs. Ces travaux ont abouti à l’élaboration de la NAEMA, rev1 et de la NOPEMA, rev1 ; celles-ci sont accompagnées des notes explicatives et des tables de correspondance entre les anciennes versions et les nouvelles.

En sa 20ème session du 11 avril 2011 à N’Djamena (Tchad), le Conseil des Ministres d’AFRISTAT a adopté le règlement N°002/CM/AFRISTAT/ 2011 portant modification du règlement N° 001/CM/2000 du Conseil des Ministres du 19 septembre 2000 relatif à l’adoption des nomenclatures d’activités et de produits pour les Etats membres.

Comprendre et s’approprier les nomenclatures révisées


Les principes et critères utilisés pour définir et délimiter les catégories de la nomenclature à tous les niveaux dépendent de nombreux facteurs, tels que l’homogénéité, la potentialité d’utilisation de la nomenclature et la disponibilité des données. Ces critères sont variables selon le niveau de regroupement considéré.

Une bonne conduite du travail sur les nomenclatures (donner un contenu) doit faire appel aux sources de données, car tout classement s’appui sur une interprétation des données disponibles.

La révision de la NAEMA et de la NOPEMA s’est faite en suivant les lignes directrices suivantes :
• Conformité à la CITI. rev. 4 et CPC rev.2 ;
• Se conformer aux spécificités des pays membres d’AFRISTAT et d’autres pays africains ;
• Assurer un passage avec l’ancienne nomenclature ;
• Anticiper le travail de reconstitution des séries statistiques ;
• Accompagnement des utilisateurs par un fonctionnement en réseau ;
• Rester ouvert aux besoins nouveaux des pays et des organisations internationales.

La démarche de la révision s’est résumée en quatre grandes étapes :
• Annonce de la révision : au niveau d’AFRISTAT, au niveau des Etats membres et des organisations sous régionales ;
• Demande aux INS des rapports de mise en œuvre des nomenclatures actuelles (difficultés et suggestions) ;
• Révision par le groupe de travail mis en place ;
• Validation et adoption (experts nationaux et internationaux, organes statutaires d’AFRISTAT)

La NAEMA, pour rester conforme à la CITI rev4 comporte une structure hiérarchisée comprenant quatre niveaux de catégories mutuellement exclusives, ce qui facilite la collecte des données, la présentation et l’analyse détaillée de l’économie, de manière homogène et assurant une comparabilité sur le plan international.:
Sections : premier niveau comprenant des rubriques identifiées par un code alphabétique ;
Divisions : deuxième niveau comportant des rubriques identifiées par un code numérique à deux chiffres ;
Groupes : troisième niveau comportant des rubriques identifiées par un code numérique à trois chiffres ;
Classes : quatrième niveau comportant des rubriques identifiées par un code numérique à quatre chiffres.
Les sections et les divisions sont restées conformes à la CITI rev4.

La structure de la NAEMA révisée s’est modifiée par rapport à la version précédente, les aspects méthodologiques qui sous-tendent son élaboration sont inchangés dans l’ensemble. Les nouveaux concepts et règles sont surtout des précisions apportées.

De nouveaux concepts ont été introduits au niveau le plus agrégé de la nomenclature et de nouvelles subdivisions ont été créées afin de faire ressortir les activités émergentes (services de télécommunications, environnement, etc.). Mais parallèlement, un effort a été fait pour préserver autant que possible la structure de la nomenclature dans les autres domaines où ne s’appliquent pas les nouveaux concepts.

La nomenclature de produits (NOPEMA) adopte la même structure que la nomenclature d’activités (sections, divisions, groupes et classes), reflétant ainsi l’origine des produits. Un niveau de détail supplémentaire (catégories) décompose les classes.

L’application effective de ces nomenclatures d’ici 2015 permettra d’assurer la comparabilité des données ou des agrégats entre les Etats membres et au niveau international. Le dispositif de collecte des données de base par une bonne codification des informations sera amélioré.

Afin de faciliter l’appropriation du règlement adoptant les nomenclatures révisées par les Etats et surtout l’utilisation desdites nomenclatures, AFRISTAT a défini un cadre de leur mise en œuvre. Celui-ci propose des suggestions, des pratiques courantes, des actions à mener, des techniques communes qui peuvent être utilisées au cours de ce processus complexe de mise en œuvre des nomenclatures.

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Secteur informel

Introduction
Travaux réalisés
Travaux en cours
Documents et liens utiles
Introduction

Le secteur informel occupe une grande place en Afrique aux niveaux économique et social. Dans la quasi-totalité des pays africains, la majorité de la population travaille dans le secteur informel et le PIB du secteur informel y est prépondérant.

Depuis 1997, AFRISTAT accorde une attention particulière à ce domaine statistique à cause de l’intérêt grandissant des autorités de ses Etats membres mais également des développements en cours au niveau international pour mieux l’évaluer dans l’économie.

En Afrique, le secteur informel constitut une importante source d'emploi et de revenu pour les populations mais également un certain manque à gagner pour l’Etat en raison du faible taux de recouvrement fiscal dans ce secteur. La connaissance de la structure et de la dynamique du secteur informel est importante pour les politiques et pour les Etats afin de réussir la transformation structurelle de leurs économies et créer des activités plus productives et génératrices de croissance.

Par ailleurs, avec l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africain (ZLECA), les réflexions sur le secteur informel devraient s’accentuer dans le sens de l’amélioration des politiques liées à la formalisation des unités de production informelles et à la productivité dans ce secteur.

La réflexion internationale sur les statistiques du secteur informel a sérieusement avancé, notamment avec les travaux du « Groupe de Delhi ». Mis en place en 1997 et coordonné par la Division statistique des Nations unies et le BIT, ce groupe constitué d’experts de 24 pays et d’autant d’instances internationales, organise des réunions annuelles d’échange d’expériences en vue d’améliorer les stratégies d’enquête et l’harmonisation des statistiques sur le secteur informel à l’échelle internationale.

Principal animateur du Groupe de travail sur le secteur informel en Afrique, AFRISTAT a organisé plusieurs séminaires internationaux, appuyé la réalisation de nombreuses enquêtes sur le secteur informel et publié des documents méthodologiques et d’analyse. Ces activités se poursuivent.

Travaux réalisés

Séminaires internationaux

En 1997, AFRISTAT a organisé, à Bamako, un séminaire international intitulé « Le secteur informel et la politique économique en Afrique subsaharienne ». Monté en collaboration avec plusieurs partenaires internationaux (EUROSTAT, ODA, Banque mondiale, BIT, Ministère français de la coopération, ORSTOM, INSEE et DIAL), ce séminaire a réuni un large public : 25 délégations des pays d’Afrique subsaharienne, francophones, anglophones et lusophones, une quarantaine de participants extérieurs, experts et représentants d’organisations internationales et régionales, spécialistes des instituts nationaux de la statistique des pays du Nord ainsi que des représentants des utilisateurs d’informations statistiques sur le secteur informel dans le pays d’accueil (Mali). La publication des actes du séminaire (en français et en anglais), met en lumière la richesse des contributions et des débats, les avancées mais aussi les zones d’ombre encore à explorer. Les recommandations du séminaire synthétisaient les acquis et proposaient un certain nombre de pistes pour améliorer la connaissance du secteur informel, qui constituaient autant de défis à relever pour la statistique publique en Afrique, et plus largement dans les pays en développement.

En 2008, AFRISTAT a organisé, à Bamako, un Séminaire international sur le secteur informel en Afrique (SISIA) : Instruments de mesure, analyses et intégration des politiques économiques et sociales. Ce deuxième séminaire a connu la participation de près de 120 participants et une quarantaine de communications ont été présentées. Il a bénéficié du soutien des partenaires techniques et financiers suivants : le Ministère des Affaires étrangères et européennes français (MAEE), le Consortium PARIS21, l’Association CESD-Statisticiens pour le Développement et DIAL Un plan d’action pluriannuel a été décidé pour un meilleur suivi du secteur informel en Afrique. Il traduit notamment la nécessité de la recherche d’une certaine harmonisation des dispositifs de collecte des données et la volonté de collaborer pour atteindre cet objectif. Les actes du séminaire proposent l’ensemble des communications du séminaire et le plan d’action ainsi que les recommandations adressées à AFRISTAT, aux Etats et aux partenaires techniques et financiers.

Plusieurs autres séminaires et ateliers de formation sur la mise en place de systèmes d’information sur le marché du travail (SIMT) et sur les statistiques sur l’emploi, prenant en compte l’aspect social du secteur informel ont été organisés par AFRISTAT.

Appui aux pays pour la réalisation des enquêtes sur le secteur informel

Depuis 2001, AFRISTAT a apporté de nombreux appuis aux Etats membres dans la mise en œuvre, le traitement et l’analyse des enquêtes sur le secteur informel.

  • Appui à la réalisation des enquêtes de type 123 en 2001-2002 dans la principale agglomération de sept Etats membres de l’UEMOA ;
  • Appui aux pays de l’UEMOA, pour la mise en œuvre et le traitement des données du module secteur informel de l’Enquête régionale intégrée sur l’emploi et le secteur informel (ERIESI) 2017-2018 dans le cadre du Programme statistique régional (2015-2020) de l’UEMOA et rédaction du rapport de synthèse régionale dans les Etats membres de l’UEMOA 2017-2018 ;
  • Appui pour la mise en œuvre et le traitement des données du module secteur informel de l’enquête sur les conditions de vie des ménages du Burundi (ECVMB) de 2013-2014 ;
  • Appui pour la mise en œuvre et le traitement des données du module secteur informel de l’enquête 123 du Comores en 2013 dans le cadre Projet de Renforcement des capacités institutionnelles (PRCI) financé par la Banque africaine de développement ;
  • Appui pour la mise en œuvre et le traitement des données du module secteur informel de la deuxième enquête sur l’emploi et le secteur informel en milieu urbain du Congo (EESIC2) en 2012 ;

Appui pour la mise en œuvre et le traitement des données du module secteur informel de l’enquête djiboutienne sur l’emploi, le secteur informel et la consommation des ménages en 2015-2016.

Travaux en cours

AFRISTAT apporte une assistance technique dans le domaine de la production et de l’analyse des données du secteur informel à la demande des INS des Etats membres et des Communautés économiques régionales.

D’autres activités sont en cours.

Participation aux travaux du Groupe de travail sur la révision des normes statistiques de l’informalité

AFRISTAT est membre du Groupe de travail pour la révision des normes statistiques de l'informalité mis en place par le Département de statistique du BIT en 2019. L’objectif du Groupe de travail est de réviser les normes statistiques de l'informalité, afin de répondre aux problèmes connus avec les normes actuelles et d'accroître la couverture et l'harmonisation mondiales. Une révision est également nécessaire pour refléter l'adoption de la résolution à la 19ème Conférence internationale des statisticiens du travail (CIST) concernant les statistiques du travail, de l'emploi et de la sous-utilisation de la main-d'œuvre, qui reconnaissent différentes formes de travail, rémunéré et non rémunéré, et l'adoption à la 20e CIST concernant la résolution sur les statistiques des relations de travail qui fournit une nouvelle classification du statut dans l'emploi et une classification élargie du statut au travail.

Actualisation des ressources pour la mise en œuvre et l’analyse des données sur le secteur informel

A la suite de l’appui à la mise en œuvre et au traitement des données du module secteur informel de l’ERI-ESI de 2017-2018, AFRISTAT a entrepris l’actualisation des différentes ressources nécessaires à la mise en œuvre, au traitement et à l’analyse des données d’une enquête sur le secteur informel. Les objectifs de cette actualisation sont :

  • l’amélioration des outils pour une meilleure estimations des agrégats du secteur informel ;
  • l’intégration des nouvelles thématiques liées au secteur informel ;
  • la prise en compte des résolutions des 19ème et 20ème CIST et des travaux du groupe d’actualisation des normes des statistiques de l’informalité ;
  • la mise à disposition des Etats membres des outils nécessaires pour la conduite et le traitement des données d’une enquête sur le secteur informel.
Documents et liens utiles

Documents AFRISTAT

Documents internationaux

Statistiques démographiques

Introduction
Travaux réalisés
Travaux en cours
Documents et liens utiles
Introduction

Le domaine des statistiques démographiques couvre les opérations de recensements de population, d’enquêtes démographiques et de santé (EDS) et d’enquêtes par grappes à indicateurs multiples (MICS), les projections démographiques et les analyses des données démographiques.

En dépit des difficultés à mobiliser les importantes ressources financières et humaines nécessaires pour leur réalisation, les recensements de population constituent la première source de production des statistiques sociodémographiques dans les Etats membres d’AFRISTAT

La spécificité du recensement général de population et de l’habitat (RGPH) réside dans le caractère exhaustif de cette opération d’observation de la population. Trois objectifs principaux lui sont assignés à savoir : (i) le dénombrement de la population au niveau géographique le plus fin ; (ii) le recueil des informations sociodémographiques. (iii) la constitution d’une base de sondage. AFRISTAT est particulièrement concerné par les deux derniers objectifs qui établissent le lien entre le recensement de la population et le système d’enquêtes auprès des ménages.

Les recensements de la population se déroulant au mieux tous les dix ans, il est fondamental de disposer de données de populations annuelles désagrégées qui sont obtenues à partir de projections démographiques. Les projections démographiques sont effectuées après la réalisation du RGPH ou l’actualisation des données de paramètres pour les projections à l’issue d’une EDS ou d’une enquête MICS.

Les EDS et les enquêtes MICS sont réalisées régulièrement par les Instituts nationaux de la statistique avec l’appui respectivement de ICF Macro et de l’UNICEF. Elles produisent des données très importantes aux niveaux démographique et sanitaire.

A leur demande, AFRISTAT apporte son appui technique aux Etats membres dans le domaine de la mise en œuvre des recensements, indispensables pour la gestion économique et social du développement ainsi que dans le domaine des projections démographiques. Des appuis directs aux Etats membres et des ateliers de formation des cadres nationaux sont organisés. Ils permettent d’assurer dans certaines mesures la comparabilité et l’harmonisation des statistiques produites dans les Etats membres d’AFRISTAT.

Travaux réalisés

Suivi de la réalisation des RGPH, des EDS et des MICS

Les Etats membres d’AFRISTAT, malgré les difficultés de mobilisation des ressources financières et humaines, arrivent à réaliser les recensements de population, les enquêtes démographiques et de santé et les enquêtes MICS.

AFRISTAT suit la réalisation des recensements et enquêtes du domaine démographique et santé dans les Etats membres. Depuis les années 1960, 96 Recensements généraux de la population et de l’habitation ont été organisés dans les 22 Etats membres d’AFRISTAT avec une moyenne de 4 RGPH par pays et 12 pays ont organisé leur dernier RGPH après 2010.

Le cycle 2020 des recensements généraux de la population et de l’habitation verra une innovation majeure dans la plupart des pays avec l’utilisation des smartphones pour la collecte des données. Par ailleurs, des approches innovantes de collecte des données sont en cours de mise en œuvre dans les pays en conflit afin de disposer de données fiables, notamment avec l’utilisation d’images satellites.

Concernant les enquêtes couvrant les champs démographique et santé, dans les Etats membres d’AFRISTAT, 130 enquêtes auprès des ménages ont été organisées. Ces deux programmes internationaux d’enquêtes auprès des ménages, avec des méthodologies quasiment identiques, ont permis aux pays de disposer de statistiques sociodémographiques comparables dans le temps et dans l’espace.

Organisation des réflexions en matière de recensements

En plus de l’organisation et de la participation à des ateliers de préparation, de suivi et de validation des opérations de recensements, des réflexions en matière de recensement ont été initiées par AFRISTAT, avec la réflexion sur la mise en œuvre d’un recensement général de la population et de l’habitation simultané et harmonisé (RGPH_S_H) et une étude des coûts de recensements dans les Etats membres d’AFRISTAT.

La réflexion a mis en avant l’importance et la nécessité pour les pays membres de l’UEMOA de disposer des mêmes définitions et concepts liés au recensement, conformément aux recommandations des Nations Unies, en vue d’une comparaison régionale et internationale, ainsi que les atouts en matière d’informations sur les migrations dans la sous-région.

Quant à l’étude sur les coûts de recensements dans les Etats membres, elle est née, d’une part, de la difficulté que rencontrent les pays dans la mobilisation des ressources, de la volonté de mettre en œuvre la recommandation du 18ème comité de direction relative à l’approfondissement des réflexions sur l’analyse détaillée des coûts des opérations de recensements.

Projections démographiques

Dans le domaine des projections démographiques, AFRISTAT a élaboré à l’intention des Etats membres, dans le souci d’harmoniser les approches, un guide d’élaboration des projections démographiques et l’Observatoire continue d’apporter son appui aux Etats dans l’élaboration des projections démographiques et la formation des cadres.

Des appuis ont été apportés aux INS du Mali, de la Guinée-Bissau, du Bénin et du Gabon dans la réalisation des projections démographiques et de la demande sociale à partir des données du recensement du round 2010.

Travaux en cours

AFRISTAT apporte un appui technique dans le domaine des statistiques démographiques à la demande des INS des Etats membres, des Communautés économiques régionales et des partenaires techniques et financiers.

Les travaux de réflexion sur la mise en œuvre d’un recensement général de la population et de l’habitation simultané et harmonisé se poursuivent pour notamment étudier le cadre institutionnel de la mise en œuvre d’une telle opération et de la demande d’informations démographiques.